les cheveux métalliques

26 janvier 2012

La police recherchait Wendy. Le barrage lui offrait une cachette depuis 20 jours, mais ça ne durerait pas.
Son amie Sal avait parlé d’un salon de beauté sur le boulevard. Une enseigne à la limite de la légalité. Son propriétaire l’aiderait peut-être. Si elle arrivait jusqu’à cette zone qui diffusait en boucle son portrait.
Pour le moment, essayer de modifier son apparence se révélait inutile: une casquette posée sur sa tête se mettait aussitôt à se désintégrer. Et se  tondre le crâne conduisait au même résultat: la sauvegarde faisait repousser cette coupe rétro qui la rendait si reconnaissable.
Les choix s’appauvrissaient au fur et à mesure que les jours défilaient. Les ennemis la cernaient.
La rumeur disait que Norton Sedgwick, patron du Hairspray Smile, pouvait vous façonner le visage de vos rêves. Et accessoirement, qu’il était friand de compagnie cybernétique. Un sacré vicelard. Dieu sait ce qu’il exigerait d’elle.
Elle réservait sa première fois à Portman, son réparateur attitré. Il ne l’avait même jamais embrassée, mais les longues conversations qu’ils avaient durant les séquences d’entretien en disaient beaucoup sur le sujet. Comme ses doigts tremblants sur sa peau synthétique.

Le lendemain soir. Aux dernières nouvelles, le mot « assassin » clignote en rouge sur son front. La peur a effacé sa carte d’orientation interne. Et les étranges mèches ne cessent d’ondoyer contre le vent, électrisées par la rage.
D’après sa recharge d’instinct, une centaine de fusils chargés accourent par les trois rues qui mènent au carrefour où elle s’est enfermée.
La seule bonne nouvelle concerne Benjamin Portman: ses yeux noirs et inquiets apparaissent également sur tous les écrans du centre.
Mais parviendront-ils à se croiser une ultime fois avant que Le Grand Magasin ne leur mette la main dessus et les « désactive » tous les deux?

HARMONICA JACK

26 janvier 2012

HARMONICA JACK dans dessins harmonica-jack-c-734x1024

Le carnage des invisibles

25 janvier 2012

Une fenêtre du deuxième étage luisait, alors que plus personne n’habitait là depuis sept ans.
Les Terrance avaient toujours dit qu’ils reviendraient, ce soir de juillet, en bourrant de valises le coffre du petit cabriolet.
Cette visite au lac Tao Chan ne demanderait pas plus de sept semaines d’expertises.
Mais leur maison et le chalet au bord de l’eau restèrent désespérément vides alors que les avis de recherche se multipliaient sur les devantures des magasins, sur les poteaux télégraphiques de la région.
Leur travail consistait à mesurer la nocivité de la nappe phréatique.
L’inspecteur Campbell avait juste retrouvé leurs sacs de randonnée, des chaussures de marche, des vêtements d’été.
Mais surtout cette bouteille avec un dépôt argenté dans le fond.
Il s’apprêtait à sonner au 46 de la rue déserte quand un cri accompagna le sang sur la vitre.

Romances commando

24 janvier 2012

Ils entrent dans le manoir, tous fusils dehors. Ils doivent localiser au plus vite la fiancée, avant que ses sentiments ne contaminent la ville entière.
Le commissaire Pritchett a découvert le premier corps dans une ruelle sordide. Et plus tard, le groupe d’intervention a traversé les champs parsemés de cadavres. Des fermiers décomposés, des animaux pétrifiés, pour rappeler que la jeune Sarah a refusé la demande en mariage du richissime Langford. Comme toutes les avances faites par les plus beaux partis de la région.
Thomas, l’étranger de son premier baiser, est reparti en lui volant son innocence, sa douceur. Et bien qu’amère, la timide héritière restera à jamais liée à ce voyageur. Elle ne voyait plus que lui.
Et le sergent Stikes ne revoit que la photographie sanglante du comte, son visage boursouflé, la bague qu’il tenait encore dans son écrin noir. Au moment où ils ouvrent le feu, il essaye d’ignorer cette adolescente aux yeux tristes, recroquevillée dans un coin de la chambre glaciale.

l’héritière des salons fantômes

24 janvier 2012

l'héritière des salons fantômes (mauve)

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