Archive de la catégorie ‘textes’

Avec Andy

Vendredi 27 mai 2022

Andy P1070358-D

 

ANDY

Les baskets sur le rebord de la fenêtre, tout juste en train de sécher, et son chien vient le rechercher pour qu’ils plongent à nouveau ensemble dans la piscine qui déborde.
De leurs rires qui résonnent.
L’été commence bien.

De la poussière, ses lacets trempés qui trainent dans la terre du sentier, son short encore mouillé qui dégouline sur ses jambes alors qu’il s’active derrière son compagnon tout joyeux d’aboyer, en bas de la maison toute bancale.
Y dénicher quelques coléoptères, étage par étage, des papillons encore capables de voler dans la lumière des tissus lourds, un herbier en mauvais état jeté là au bas de l’escalier qui mène au grenier, par la trappe.
Des trésors en pleine décrépitude qui n’attendent qu’eux pour revivre.
Trois semaines avant le départ en voiture, la remorque chargée à l’arrière.
Cette fenêtre de liberté les attend, leur tend les bras. Les ultimes joies enfantines.
Comme un rêve parfait, avant de quitter définitivement la place.

Aujourd’hui, Andrew Fletcher nous quitte. Depeche Mode perd un de ses membres fondateurs.

April Wanted

Mardi 3 mai 2022

April Wanted (P1060814E)

Et les trois hommes débarquent du train, fusils levés.

fichier pdf April Wanted – printemps2022

Dans ce journal, mes notes non corrigées, mes réflexions, et un texte d’ouverture.
Une dernière tentative d’écrire un long récit au fil de la plume, sans aucune préparation ni le moindre synopsis. Petit détour par ce vieux fantasme avant de clôturer le sujet et reprendre ma progression avec méthode créative, développement étape par étape.
Mais ces efforts ne sont pas perdus.
Un jour je reprendrai j’espère, avec du recul et plus de savoir-faire, ces idées signées Jim Kitters.

So Long Jim (ouverture)

Vendredi 29 avril 2022

So Long Jim (P1060805-B)

So Long…

La voiture attend dans le pré, où les hautes herbes viennent la chatouiller aux enjoliveurs et aux portières.
Le garçon sort du couvert des arbres, à l’ombre. Timide.
Jim Kitter se demande qui l’a laissée parquée ainsi, négligemment. Ok, la peinture jaune n’est pas de toute première jeunesse, la carrosserie défraichie, parfois enfoncée, bosselée, comme sur l’aile avant gauche. Le coffre aussi poinçonné en quelques endroits, comme le métal qu’on aurait poignardé suite à une mauvaise dispute, un dérapage amoureux.
De la poussière sur les pneus, quelques emballages sur la plage-arrière. Pas d’autoradio, mais ça dégueule de fils électriques de toutes les couleurs, comme la boite à gants qui a régurgité des sachets de beignets vides.
Par la fenêtre côté conducteur, légèrement entrouverte, il observe, il caresse l’intérieur de loin, avant d’oser actionner la fermeture de la portière qui lui brûle déjà la main.
Avaler sa salive pleine de grumeaux, presque douloureuse, ses mains moites sur le jean usé que sa mère veut jeter depuis plus de trois ans (?), inconvenant selon ses propres critères, le gosse se sent comme à un premier rendez-vous.
Enfin, il se décide à monter à l’avant, tester le cuir craquelé, limite éventré, et poser sur le volant ses doigts crispés de peur autant que d’excitation.
Comme un mot qui titillait le bout de sa langue, un sentiment de déjà-vu difficile à saisir, à identifier, il vient de revoir cette bagnole en photo dans le journal du 23 avril dernier, ou plus exactement sa description, la poursuite entre plusieurs patrouilles de flics et le voleur de banque qui a tenté de protéger son butin, renversant des passants en chemin, esquintant l’habitacle, quelques lampadaires aussi. Une course désespérée pour à peine 750 dollars (le fourgon des convoyeurs passé récupérer le gros de la caisse peu de temps auparavant, mauvais plan) et surtout garder sa liberté.
Même pas un criminel en quête de grandeur, juste un pauvre type qui voulait payer un été un peu moins pourri à sa copine, déménager enfin des baraquements que la mairie laisse s’effondrer loin à l’Est sur le front de mer. Au lieu de ça, voilà une veuve bien prématurée et sans alliance. Perforation du torse, pas de ceinture de sécurité et une petite douzaine d’heures à l’hôpital ont suffit.
Qui a ramené ce véhicule dans le champ ?
C’est une bonne question.
Comme il vient de se faire éjecter du cours de Monsieur Sooms pour la journée, plus une exclusion d’une semaine pour avoir haussé le ton face au Proviseur Reynolds, comportement inconvenant, il va avoir tout le temps de réfléchir à ces récents accès de colère, son tempérament instable, se retrancher dans son coin pour méditer, d’autant qu’il ne bouillonne pas d’envie de revenir à la maison avec cet abrutit de Fleck le mécanicien qui squatte le pieu de sa mère, voire parfois de sa sœur.
Une petite huitaine de jours comme une bulle de pus à crever, une ampoule pleine de fièvre dans sa chaussure d’adolescent qui lui empoissonne la vie depuis trop longtemps.
Une mise au point/à jour s’impose.

(ouverture du 29.04.2022 entre et 5h10 et 5h43. version non corrigée. En écoutant Marion Cotillard: Enter the game/Snapshot in L.A.)

VINYL YOU (développement)

Lundi 7 mars 2022

2022 VINYL YOU développement (P1060076)

Premières notes et références de base, feuille manuscrite A4, il y a une dizaine d’années.
Document repris quelques semaines plus tôt pour creuser un peu tout ça: synopsis, 2 textes courts, résumé avancé, structure du récit, liste des personnages… et journal de bord.
Tous les éléments disponibles dans ce fichier PDF, avec photos, sources d’inspiration… projet en cours.

fichier pdf 2022 VINYL YOU – journal de production (non-corrigé)

2022 VINYL YOU développement (P1060057)

Michel, série de Georges Bayard
déjà à l’origine de cette idée et toujours une source d’inspiration

ci-dessous: quelques photos pour sortie repérages, essais caméra et journal vidéo, direction La Riche, 03 mars 2022.

2022.03 Vinyl You repérages [00031_ 1 (00.00.04.440)]

2022.03 Vinyl You repérages [00048_ 6 (00.07.15.880)]

2022.03 Vinyl You repérages [P1060246_ 7 (00.00.03.760)]

2022.03 Vinyl You repérages [00051_ 4 (00.01.52.200)]

Vert Acide (texte1)

Samedi 5 février 2022

Emachan - Vert Acide (P1050965-A)

Des séquelles de LA LUEUR VERTE
Essai Texte 1 d’après Archive : Vert Acide

2022.02.05 Développement – 2nde tentative

Concept :
Une montagne.
Rody Proggs s’y rend pour trouver une fleur spéciale. Mais sitôt qu’il la cueille, elle change, exhalant une couleur verte de plus en plus agressive, toxique. Comme un halo radioactif.
Le compte à rebours est enclenché.
Pourra-t-il sauver sa meilleure amie ? Qu’elle absorbe ces radiations pour tuer la maladie, et empêcher cette lumière rare de couper la région, de réduire le village en poussière.

Des références :
– Trouver une espèce rare sur les sommets, comme dans Batman Begins.
– Manga Sous un rayon de soleil, communiquer avec la nature, guérir quelqu’un et la magie. Des propriétés surnaturelles.

La route a été longue, chaotique.
Roddy Briggs (?) a marché toute la sainte journée. Une sale journée.
Avec des cailloux dans les chaussures, des écorchures tout le long des jambes, le dos martyrisé.
Des heures qui n’en finissaient plus et le garçon d’à peine 16 ans s’est senti comme prisonnier dans un sablier rempli par un torrent de boue. Violenté par des nuages toujours plus noirs, des gouttes glacées comme des lances pour transpercer son gilet déjà mort.
L’hiver en avance juste pour le freiner dans sa quête.
De trouver cette fleur.
Seulement la première étape.
Et maintenant il doit redescendre une boule au ventre, des secondes qui claquent dans la tête. Les hommes du shérif ne comprendraient pas, avec juste leurs fusils aux abois et cette envie tenace de le remettre en cage le plus vite possible.
Mais avoir il doit porter cette flamme, cette phosphorescence instable qui s’échappe des pétales jusqu’à Marjo, son amie d’enfance malade.
Du fond de son lit, elle pourra aspirer cette énergie qui grandit pour les engloutir tous, la vallée entière, à quitte ou double.
Le jeune homme est prêt à tendre ses poignets aux fers carnassiers, mais pas sans avoir tout essayé auparavant.
Qu’on lui accorde juste une fin d’après-midi, ce soleil décline avec le vert acide qui grandit et bourdonne dans sa main.
Plus que quelques dizaines de kilomètres au pas de course, la faim et la douleur, avec cette lueur morbide qui vibre sous ses doigts serrés, il se rappelle presque la douceur tremblante de celle qui a tout fait pour le faire acquitter.
Avant de replonger dans l’humidité des geôles et porter le poids des fautes d’un criminel qui court toujours, il lui doit bien ça, tenter un dernier coup d’éclat pour sa petite fleur délicate.

(texte en écoutant Traumfrau par And One)

Vert Acide (miniature)

Présentation en vidéo, résumé, références…
youtu.be/7OXyJjf6hdM

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