Inédits ?

emachan 2016 inédits (4229C)

Pas mal de publications récemment (cutt.ly/EcOjaoF), mais je ne suis pas encore décidé à en parler dans le détail. Et surtout, encore beaucoup de boulot ou cases à cocher sur ma liste.
Mais je commence à songer de plus en plus sérieusement (concrètement) à mes vieux travaux et recueils/textes/scénarios jamais publiés, travaux de jeunesse incomplets/à développer mais aussi des livres déjà quasi prêts à éditer.
Photo ci-dessus: même si les fichiers non corrigés, très peu de retouches à faire, surtout du montage/présentation et j’ai des dizaines de courts récits rien que pour 2016.
Cette partie des Archives, ça viendra un jour, bientôt. Le travail de défrichage a déjà plus ou moins commencé.

En attendant, pour patienter, un petit texte écrit aujourd’hui mais bien de le style Emachan Blog des premiers jours, avant que je ne me replonge dans mes dossiers en cours, récents ou d’antan.

Dégrade

Lentement, tout s’effrite.
Depuis mon lit d’hôpital, j’observe par la fenêtre des nuées de poussière, les buildings au loin qui crachent leur ferraille et cadavres.
La fièvre monte, mon moniteur s’affole mais personne ne vient.
J’imagine bien les couloirs déserts, vert amande qui donne la nausée avec la roue d’un fauteuil retourné qui tourne sans fin. Quelques barres chocolatées mauvaises pour la santé en tas au pied du distributeur. Et la peur.
Contre ma vitre, le vent cogne.
Dans ma poitrine, rien que du vide.
Alors je rêve de m’endormir et quérir un peu de repos, mais l’envie glisse encore entre mes doigts, et avec ces fleurs fanées, tes friandises périmées, on reste là les yeux hagards, grand ouverts.
Exténué, je repars à compter les secondes presque à reculons.
Mais dehors ça moutonne gris cendre et flammes.
Est-ce qu’au moins tu penses un peu à nous depuis ton caisson de verre ? Belle endormie sous oxygène qui attend de l’autre côté de la Terre.
Un sursaut que j’espère et qui me pousse hors des draps froissés plus très frais à ramper sur le sol clinique, braver finalement cette inertie, ce nuage qui brouille tous mes choix depuis trop longtemps, et l’esprit enfin clair j’aspire presque avec joie des particules radioactives pour rompre la trêve, te rendre visite.
Qu’importe nos disputes multiples et nos colères en miettes, sur le bitume où je traîne ma fatigue chronique, ton sourire que je fantasme m’aura au moins désenglué du goudron soi-disant éphémère depuis ce qui semble des siècles.
Tes jolis gestes dans mon pansement sale que je préserve. 

(en écoutant Roxette – Silver Blue)

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