Manoir 1804

Au départ, le texte avait une connotation très romantique classique, un peu victorienne. Ce qui explique sans doute la date (1804 qu’on peut également voir comme une évocation cachée de 1984, les années pop synthétique qui m’inspirent encore aujourd’hui).
Un manoir (comme dans Resident Evil, et la chanson de Nicola Sirkis qui figure sur Paradize, une de mes préférées de l’album).
Quelqu’un qui s’invite par la fenêtre dans la chambre de la jeune femme, comme dans Dracula, l’adaptation du classique par F.F. Coppola (un long métrage que j’ai hâte de revoir très bientôt).
Le phrasé si spécial du chanteur d’Indochine qui m’inspire autant pour le chant que pour mes textes/livres, où j’entends les phrases chantées plus que lues, en prose et en rimes à la fois.
Une imagerie gothique, fantomatique… quelque chose de sombre… On m’a souvent « reproché » d’aller vers des sujets glauques… mais moi je vois surtout un mélange entre lumière et ténèbres, l’un se nourrissant de l’autre, les deux donnant leur meilleur parce qu’ils fonctionnent main dans la main. Par contraste. En guise d’exemple/référence, je citerai Depeche Mode, avec des titres qui oscillent sans arrêt en le dark (pour l’ambiance ou mots) et le dynamisme/côté dansant, quelque chose de positif. Je trouve que Martin Gore a entièrement raison sur ce point, cet alliage de forces contraires donne toute sa saveur à leurs compos… et c’est clair que c’est un exemple à suivre. 

J’ai passé énormément de temps sur la piste batterie, puis clavier jusqu’à obtenir un morceau assez solide, l’occasion de me lancer pour la première fois en solo sur du chant.
J’avais l’expérience de mon groupe Tim Punk au micro… mais sur mon propre matériel c’était une toute autre aventure. Et réussir sans aide extérieure à combiner tout, du son à la voix, en passant par les paroles et l’image… montage, publication/articles, autant dire que je n’ai pas eu le temps de souffler.

Emachan - Manoir 1804 paroles p1B (scan)

Ci-dessus, le texte original 1ère version. Pas mal de mots/phrases ont du sauter car la piste de départ faisait 4mn minimum, mais j’ai du couper ici et là pour rendre le tout plus efficace. Mais aussi pour cause de diction, arriver à exprimer un maximum de manière fluide.
D’habitude, quand j’écris des textes destinés à être lus, je commence au 1er mot et je déroule sans jamais revenir en arrière, jusqu’à mettre le point final et sans quasiment rien enlever (sauf hésitation entre 2 synonymes). Pour moi, avec l’instinct, le naturel, l’idée première… je suis toujours dans le vrai, je pose ce que je ressens à un instant t. Et comme c’est le reflet d’une vérité sur le vif, impossible de se tromper.
Mais pour caler des paragraphes sur une mélodie, il faut quand même adapter un peu. C’est un mariage où 2 composantes doivent fusionner, faire quelques micro concessions avec l’espoir d’un résultat encore un cran au-dessus.
Cet essai a au moins abouti et correspond à ma personnalité.
Je suis curieux de voir vers quelles autres contrées ma plume (stylo bille et ordi) va se poser. Sans doute encore sur des terrains fort peu recommandables…
On ne se refait pas.

Emachan Music - MANOIR 1804 (visuel)

les autres morceaux signés Emachan
ici https://cutt.ly/dtmyyWb
(Laisse danser les cadavres, Sable Noir, I love Lady Gaga,
Skin Under Machine, Harmattane, Ocean X…)

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